20 juin 2009

Démonstration de l'avion de chasse RAFALE Dassault 48° Salon International de l'aéronautique et de l'espace Le Bourget Paris



Démonstration de l'avion de chasse RAFALE Dassault
48° Salon International de l'aéronautique et de l'espace Le Bourget Paris

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06 juin 2009

JUMBO Class 40 IXSEA Have Fun Samedi 6 Juin 2009



























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01 juin 2009

JORN RIEL ::: Un grand écrivain du Nord sur les gens du Nord

Jørn Riel

Seize ans sur la banquise en qualité d'esquimaulogue et d'ethnographe; quelque temps comme officier civil pour les Nations unies à Damas, à Beyrouth, sur le Golan, à Gaza, au Pakistan et autres points chauds de la planète; quarante et un livres écrits à ce jour: Jørn Riel est d'une espèce de plus en plus rare, celle des explorateurs-raconteurs qui ne s'en laissent pas conter. Grand romantique et fin connaisseur, il considère que le monde gagnerait à être ««esquimauisé» car c'est dans le Grand Nord que, sans le savoir, le plus heureux des communismes eut lieu».

Jørn Riel, qui possède une maison à Kuala Lumpur, en Malaisie, et une autre en Suède, s'y plaît. Nous aussi. L'endroit, délicieusement fané, est silencieux. Une qualité dont l'écrivain, qui vécut avec les Inuit, fit son miel, et sa vie, et des livres. «Lorsque l'on entre dans le silence, lorsqu'on l'entend, on prend conscience de soi, parce que l'on n'entend plus que soi», dit souvent celui pour qui, en dépit de tous les voyages, le Groenland reste le pôle magnétique. Douze de ses livres sont traduits en français. Dont le bouleversant Le jour avant le lendemain, édité au format Poche dans la collection 10/18. Ses livres alternent deux veines: l'une, plus comique que tragique, est celle des «Racontars arctiques» inspirés des récits des chasseurs du Nord-Est groenlandais qui vécurent comme lui sur la banquise, installés à deux dans des cabanes de deux mètres sur trois, faites de planches recouvertes de toile goudronnée, disséminées tout au long de la côte, et dont la communauté, égaillée, loin de tout, reposait sur l'entraide et la pudeur. Ces histoires cocasses, invraisemblables et merveilleuses mêlent le bavardage, les exploits et les mésaventures avec une infinie douceur.



L'autre veine, plus sombre, raconte, dans Le jour avant le lendemain, des histoires d'amour et de mort, de chasse et de survie au pays des Inuit (Inuit signifie «êtres humains»). Ou, dans la trilogie Le chant pour celui qui désire vivre, la saga, des origines à nos jours, d'une tribu esquimaude qui parcourut il y a des siècles des milliers de kilomètres pour se rendre de l'Alaska aux territoires du Nord-Ouest. Tout ce qu'écrit ce bel homme, calme, laconique et foncièrement secret, ressort du même geste: un peu d'exubérance, beaucoup de bonté, une grande précision ethnologique et une intense considération pour l'art de vivre des Inuit, fondé sur la loyauté, la tolérance et un grand respect de la nature. Traduite en quinze langues, l'oeuvre romanesque de Jørn Riel est extrêmement populaire. Notamment dans son pays, fort de cinq millions d'habitants, où chacun de ses livres se vend aux alentours de 250 000 exemplaires...

A quel âge avez-vous passé une frontière pour la première fois? Jørn Riel. J'avais quinze ans, lorsque, à l'insu de mes parents qui me croyaient en train de faire le tour du Danemark en vélo, j'ai débarqué à Paris avec un copain. C'était le 14 juillet 1946, la ville était toute pavoisée! Nous avons logé dans un hôtel de passe, rue Vivienne, pendant trois semaines. Au retour, j'ai pris un savon, puis mon père, finalement, m'a dit: «Vas-y, raconte ton voyage!»

Rêviez-vous déjà du Grand Nord? J.R. Bien sûr... L'île du Groenland était alors une colonie danoise et les grands explorateurs qui y avaient consacré leur vie furent les héros de mon enfance. J'avais tout lu sur le sujet et rencontré, dès mon plus jeune âge, l'explorateur Peter Freuchen qui, lorsqu'il venait à la maison, racontait d'horribles histoires. Il s'était amputé lui-même d'une jambe au cours d'une expédition. J'étais particulièrement fasciné par les taches blanches sur la carte. A cette époque, en effet, le nord-est de l'Arctique n'était pas cartographié, c'était un pays vierge. Mon rêve, mon obsession, était de m'y rendre, d'embarquer pour l'une des grandes expéditions que la Couronne danoise organisait alors. Finalement, je me suis retrouvé à dix-huit ans, sur l'île d'Ella Ø, avec Ugge, un Inuit de mon âge. Nous devions effectuer des relevés, mesurer l'épaisseur de la glace, et transmettre les données par radio au Danemark. Nous logions dans une petite maison peinte en rouge et ourlée de blanc sur l'île d'Ella Ø. J'y suis retourné il y a quelques années, rien n'avait changé.

Vous qui aimez écrire des racontars et autres bobards, quelle fut, enfant, la première histoire que vous fîtes gober à votre entourage? J.R. A dix ans, c'est-à-dire il y a soixante-deux ans. J'ai inventé un racontar dramatique: l'histoire d'un coq gonflé de prétention et d'un chien fidèle et flegmatique. Le chien avait trouvé un anneau d'or, le coq le lui avait dérobé, l'avait avalé, s'était étranglé et en était mort. Mais, au lieu de pleurer la disparition de l'anneau, le chien pleurait la mort du coq. Ce bobard m'absorbait, m'enfiévrait tant et tant que j'ai réveillé mon père en pleine nuit et me suis assis sur son ventre pour la lui raconter.

Comment a-t-il réagi? J.R. Il était aussi content que moi de cette histoire car il aimait que je sois inventif, créatif. Lui-même l'était: il peignait, sculptait et travaillait comme coiffeur «pour la cour royale», c'est-à-dire qu'il inventait des coupes. A partir de ce moment-là, je n'ai jamais cessé d'écrire, régulièrement. J'ai commencé par une pièce de théâtre, que j'ai montée avec des camarades, et un long fleuve de poèmes rimés. Aujourd'hui encore, j'écris de la poésie mais sans jamais avoir désiré la publier.

Pourquoi? J.R. C'est bien trop personnel! Les histoires que j'inventais étaient, le plus souvent, tragi-comiques car mon père m'avait appris que la meilleure façon de faire comprendre les choses aux autres, ou de convaincre, était de le faire sous forme humoristique.

Justement, comment mettez-vous en forme vos histoires? J.R. Je n'ai aucune discipline de travail, j'écris uniquement lorsque j'en ai envie et je corrige très peu mes textes. Sans doute parce que, lorsque je me mets à ma table, le livre est déjà tout entier dans ma tête. A l'exception du dénouement. Il est très rare qu'une histoire se termine comme je l'avais prévu, les personnages s'en mêlent, prennent en charge l'action et je ne peux plus les diriger!

Donc, vous écrivez depuis toujours. Pourtant, ce n'est qu'à 38 ans que vous publiez votre premier livre. En quelles circonstances? J.R. C'est tout à fait par hasard que mon premier livre a été publié. Le libraire qui, chaque année venait nous voir et prendre nos commandes, a pris mon manuscrit dans le tiroir de mon bureau pour le confier à un éditeur. Je ne me suis rendu compte de rien jusqu'au moment où, un mois plus tard, j'ai reçu un télégramme m'annonçant la prochaine parution de mon histoire. C'est à ce moment-là que je me suis aperçu que le manuscrit n'était plus dans le tiroir!



Un libraire au Groenland... Cela laisse songeur... J.R. Ce vendeur de livres circulait, c'est vrai, dans un espace grand comme la France, l'Allemagne et le Benelux réunis... Et les gens lui commandaient des livres d'une année sur l'autre. En fait, ils les commandaient au mètre car la plupart ne lisaient pas mais aimaient habiller leurs étagères. Je me souviens d'un homme qui s'était fait construire des linéaires de vingt-cinq centimètres de haut. Quand les livres qui arrivaient étaient bien trop grands pour y être rangés, il les coupait avec une scie!

Comment avez-vous réagi à la lecture du télégramme? J.R. J'étais surpris. Content aussi. Mais je ne peux pas dire que cela m'ait fait un effet extraordinaire car la vie que je menais alors était si riche que je n'imaginais pas que quelque chose de plus intéressant puisse m'arriver.

Plus tard, vous écrirez Le jour avant le lendemain, l'histoire bouleversante et dramatique d'une grand-mère inuit, Ninioq, et de son petit-fils, Manik, isolés, abandonnés sur une île au nord-est du Groenland. Comment est né ce livre? J.R. Un jour, en 1974, très loin dans le Nord-Est, là où personne n'avait plus vécu depuis deux cents ans, j'ai découvert, dans une grotte, deux crânes. L'un était celui d'un enfant, l'autre celui d'un adulte, d'une femme âgée précisément comme en témoignaient les dents, tout usées à force d'avoir mâché les peaux pour les attendrir, ce qui de tout temps fut le travail des femmes. Les peaux les mieux préparées étaient d'ailleurs celles des femmes les plus âgées car elles ne risquaient plus de les perforer avec leurs dents. Ces deux crânes dataient de 1720. Aucune autre trace d'ossements humains n'a été trouvée sur l'île alors que les Inuit vivent traditionnellement en groupe. Je me suis demandé ce qui avait pu arriver à ces deux personnes. Sans doute étaient-elles les dernières à avoir vécu dans cette région où tout peuplement avait disparu... Alors, j'ai imaginé comment le reste de la population avait été décimé et comment cette grand-mère et cet enfant avaient vécu la fin d'un monde. Avec l'armada d'armes chimiques et atomiques dont nous disposons, la même chose pourrait se produire aujourd'hui: un homme se retrouve seul sur la Terre.

Ce livre est-il une parabole? J.R. Oui, on peut dire ça.

Et qu'avez-vous fait de ces crânes? J.R. Celui de l'enfant était si fragile qu'on ne pouvait pas le toucher. Celui de l'adulte se trouve dans la bibliothèque de ma maison en Suède. Ninioq et moi, nous nous entendons bien. Elle apprécie ma compagnie. La preuve: son crâne est en très bon état, il ne s'use ni ne s'altère. Un jour, je l'emmènerai au Groenland et lui organiserai une sépulture digne de ce nom. Mais pour l'instant, j'ai du mal à m'en séparer, Ninioq, c'est ma vieille copine.

Jean Malaurie a déclaré que, de son séjour dans le Grand Nord, il était revenu «esquimauisé». Est-ce votre cas aussi? J.R. Oui, moi aussi, je le suis.

En quoi cela consiste-t-il précisément? J.R. Cela signifie que l'on a adopté les formes de vie des Esquimaux, que l'on a appris la tolérance et à ne jamais s'attarder sur ce qui va mal ou a été mal mais, au contraire, sur ce qui fait plaisir, ce qui apporte de la joie. Que l'on a appris aussi à mettre la nature au-dessus de tout. Quand les bolcheviques sont arrivés en Sibérie, les Esquimaux sibériens ont failli mourir de rire car ils pratiquaient depuis toujours les valeurs prônées par le nouveau régime. Les Russes auraient d'ailleurs beaucoup gagné à suivre leur communisme. Si tel avait été le cas, le monde ne serait pas aujourd'hui ce qu'il est. Prenez les chasseurs: si l'un d'eux revenait avec un phoque, la prise était partagée entre tous, de telle sorte que celui qui était bredouille ne rentre pas à la maison les mains vides. Prenez l'organisation de la justice: les Esquimaux n'avaient pas de prison; pour régler un conflit, ils organisaient des duels chantés. Les protagonistes s'affrontaient en chantant toutes les horreurs qu'ils pensaient de l'autre. Ceci n'était pas un jeu et pouvait même entraîner la mort, car celui qui avait perdu cette joute verbale était parfois si mortifié par ce qu'il avait entendu sur son compte qu'il ne pouvait plus regarder les autres dans les yeux et préférait monter dans la montagne. De la même façon, le problème de la vieillesse, si préoccupant aujourd'hui en Europe, trouvait sa juste résolution là-bas. Lorsqu'une personne âgée se sentait devenir une charge pour la communauté, elle allait s'installer sur la glace, où rapidement et sans douleur elle mourait de froid.

Sans douleur? J.R. Moi-même, j'ai été sur le point de mourir un jour où les chiens m'avaient abandonné. Et je me souviens qu'avant de perdre connaissance j'ai éprouvé une très grande chaleur tandis que mon esprit était envahi de pensées agréables. Ce qui est éprouvant dans ce cas, ce n'est pas le risque de mourir mais celui d'être dégelé. Quand Ugge, mon compagnon, m'a retrouvé - une heure encore et je trépassais - il a entrepris de me frotter avec de la neige. La sensation que l'on éprouve dans ce cas c'est, tout bonnement, d'être brûlé vif.

Vous souvenez-vous de vos années polaires avec mélancolie? J.R. Non, car je n'en suis jamais vraiment parti, je vis avec eux. Au sens propre comme au sens figuré. Lorsque j'ai travaillé comme conseiller civil pour l'ONU, entre deux missions, j'y retournais pour de longues périodes. Ma petite-fille, Pani, est groenlandaise. Pendant longtemps, j'ai eu une maison dans le sud du Groenland. Je l'ai vendue il y a quelques années seulement. Et puis, je corresponds avec mes amis restés là-bas par courrier électronique. Car le courrier est extrêmement lent et c'est un long chemin pour une lettre que d'aller du Groenland jusqu'en Malaisie.

En quelle langue correspondez-vous? J.R. J'ai appris l'esquimau et je le parle avec, sans doute, un côté suranné, rouillé... Mais je ne l'écris pas car, dans les années 1960-1965, la langue a été entièrement réformée et plus personne aujourd'hui n'arrive à la lire. A tel point que les Groenlandais préfèrent me lire en danois plutôt que dans leur langue natale.

Les deux tiers de vos livres ne sont pas encore traduits. Que racontent-ils? J.R. Il reste à traduire quatre recueils de racontars. S'il y en a tant c'est que, chaque fois que j'écris un livre sérieux, j'éprouve le besoin d'un racontar pour me rincer, me nettoyer, renouer avec la drôlerie. J'écris sur ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu. La moitié de mes livres est consacrée à l'Arctique où j'ai passé au moins vingt ans. Les autres livres viennent d'autres endroits du monde: l'Afrique, l'Asie du Sud-Est, l'Afghanistan... Ce sont des livres sur la folie du monde inspirés par des situations de crise, de guerre, de famine. J'ai quitté le Groenland car le monde était grand. Puis, j'ai quitté les Nations unies à cause de la corruption, des détournements de fonds. Quelle déception! Il est pourtant si beau ce mot: «Nations unies»... Je n'ai pas rencontré un seul homme politique en un seul endroit du globe à qui faire confiance.

De quoi avez-vous horreur? J.R. De la politique, d'être mis dans une case, de manquer de liberté. Le monde est devenu étrange, la violence s'accroît absolument partout, peut-être parce que le monde est globalisé... En 1959, j'ai traversé l'île de Sumatra, à pied, pendant onze mois. Et je n'ai aucun souvenir d'un mot ou d'un geste agressifs. Aujourd'hui, nulle part au monde il n'est possible de marcher si longtemps sans rencontrer la violence. Et si vous me demandez: «Qui a détruit le monde? Qui est responsable du fait qu'on ne peut plus y marcher librement?», je répondrais: «Les hommes politiques».

Vous considérez-vous comme un idéaliste? J.R. Un homme de conviction en tout cas. Après la parution d'une nouvelle intitulée L'homme noir, un critique danois m'a appelé l' «avocat des victimes»!

Et qu'écrivez-vous en ce moment? J.R. Un livre sur les Vikings qui découvrirent l'Amérique cinq cents ans avant Christophe Colomb. Je l'écris selon deux points de vue: celui des Vikings et celui des Indiens qui considéraient ces gaillards hirsutes comme des gens extrêmement peu civilisés. Les Vikings, pourtant, ont préféré se retirer plutôt que de décimer les Indiens. Contrairement à Christophe Colomb qui tuait tout ce qui était sur son chemin. Je n'ai aucun respect pour lui. En plus, c'était un bluffeur. Un moine islandais avait dressé une carte de Vineland à l'époque des Vikings. Cette carte était disponible à Gênes, Christophe Colomb ne peut pas ne pas l'avoir consultée. Evidemment, cela contrarie beaucoup les Espagnols!

Tout vous passionne? J.R. Beaucoup de choses, mais je n'ai jamais trahi ma première passion, celle pour le Groenland. J'adore aussi ma ferme en Suède où nous vivons loin de tout, tous les endroits où je voyage, l'endroit où nous habitons en Malaisie et la Nouvelle-Guinée où je me suis lié avec une tribu qui jusqu'alors n'avait jamais vu de Blanc... (Jørn Riel sourit.)

Propos recueillis par par Catherine Argand
Lire, juillet 2003 / août 2003

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31 mai 2009

Antoine de Maximy. Etonnant voyageur à Saint-Malo

Antoine de Maximy. Etonnant voyageur à Saint-Malo

* Source : letelegramme
* Durée : 3:44 min

Antoine de Maximy, l'aventurier de France 5, est l'un des nombreux invités du 20ème festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo (35). Un rendez-vous qui colle à la peau du bonhomme qui sillonne le monde avec comme unique compagnon deux petites caméras, dont une fixée sur son épaule, et un seul but : dormir chez l'habitant. Bref s'incruster, pour les besoins de son émission télé "J'irai dormir chez vous" ! Le reportage vidéo de Dominique Morvan.




l'interview :

Antoine de Maximy, l'aventurier de France 5, sera au festival Etonnants Voyageurs ce week-end à Saint-Malo (35). Un rendez-vous qui colle à la peau du bonhomme qui sillonne le monde avec comme unique compagnon deux petites caméras dont une fixée sur son épaule, et un seul but : dormir chez l'habitant. Bref s'incruster, pour les besoins de la télé !

L'étonnant voyageur typique, c'est vous, non ?

Oui je pense que ça me va pas mal. Si je suis invité au festival, c'est que certains le pensent en tout cas. J'ai voyagé toute ma vie. Les gens me connaissent au travers de l'émission « J'irai dormir chez vous » mais en réalité cela fait trente ans que je voyage. J'ai fait des documentaires pendant des années avec des moyens importants, des équipes. Et puis j'ai eu envie de changer, envie de retrouver de la liberté, de la souplesse, de la rapidité. Et puis j'avais envie aussi de filmer des instants qu'on ne voit jamais. Des vraies rencontres. Parce que les rencontres en télévision, on est un peu obligé de les prévoir. J'avais surtout envie de filmer des gens normaux. J'ai fait beaucoup de documentaires avec des gens exceptionnels qui descendent dans des gouffres de glace, vont au fond de la mer, montent au sommet des arbres...

Mais s'inviter chez les gens, c'est gonflé quand même !


C'est un petit peu gonflé mais l'idée c'est d'aller à la rencontre des gens avec un petit truc en plus. Ce qui m'intéresse, c'est de faire des portraits. Rajouter ce jeu de savoir si je vais réussir ou non à dormir chez quelqu'un, je trouve ça bien. Et pour moi, ce n'est pas un moyen de faire des économies. Quoi qu'il arrive, je prends une chambre d'hôtel. Ma priorité, ce n'est pas de voyager à l'économie mais de faire un film. Et quand je pars de chez les gens, je fais des cadeaux. Je donne des sous quand ils sont pauvres.

Et votre dispositif avec votre caméra fixée sur l'épaule, ça aide ou pas ?


En fait, cela fait un merveilleux tri. Ceux qui sont introvertis m'évitent, ceux qui sont extravertis, et en général bon clients pour la télé, viennent vers moi. Cela en attire certains et en repoussent d'autres.

Y a-t-il des pays où cela ne fonctionne pas ?


Non aucun. Il y a juste des pays où le rapport avec les caméras est compliqué. Et pas seulement pour des raisons religieuses. Le pays où cela été le plus difficile, c'était l'Australie. Cela n'amusait pas les gens. Alors que même dans les pays où d'habitude ils n'aiment pas être filmés, ça les fait rire parce que c'est original. Dans les pays difficiles, il y a eu aussi le Japon, les Emirats et l'Iran. Les pays faciles, c'est le Mexique, le Maroc, l'Indonésie. Là-bas, il y a une tradition d'accueil qui est très développée.

Curieusement, c'est dans les pays où les gens n'ont rien que cela marche le mieux...

C'est vrai mais ce n'est pas curieux. Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, dans les pays où on n'a rien, les gens se connaissent mieux. Deuxièmement, les gens plus pauvres sont plus souvent confrontés à l'entraide. Et enfin, quand tu es riche, tu as peur qu'on te prenne ce que tu as. Quand tu es pauvre, tu n'as pas peur...

Et en France, ça donne quoi ?

Ça marche ! J'ai fait deux épisodes. Au départ, je pensais que je ne serais accueilli que par des immigrés. J'étais sûr qu'eux seraient accueillants. En fait, il y a aussi des Français qui le sont. Mais surtout parce que c'est marrant. Je ne donne pas de leçons, je ne fais pas une étude de l'accueil dans le monde. Je m'amuse. Et les gens sont contents de s'amuser et de rencontrer quelqu'un qui veut aller chez eux. Je n'arrive pas chez les gens en criant au secours ou en disant que je ne sais plus où dormir, que je n'ai plus d'argent... Parce que l'accueil ne serait pas le même. Quel que soit le pays. C'est un jeu même si dans ce jeu transparaissent des choses profondes.

Ça donnerait quoi un « J'irai dormir chez vous » en Bretagne ?

Ben les Bretons sont tous des têtes de con, vous le savez bien. Je plaisante ! Je ne vois pas pourquoi ça marcherait moins bien ou mieux. Je ne connais pas très bien la Bretagne mais j'y suis quand même allé quelque fois. Et quand je parle à des gens qui ont entre 30 et 50 ans, je n'ai pas fondamentalement l'impression qu'ils sont différents des autres. C'est une constante que j'ai retrouvée partout sur la planète. Aussi bien au Japon qu'en Éthiopie ou dans les Émirats, les gens sont contents de voir quelqu'un qui leur apporte de la fantaisie. Je ne vois pas pourquoi les Bretons n'apprécieraient pas.

Vous partez à l'aventure avec votre caméra. Mais est-il encore possible aujourd'hui pour le citoyen lambda d'être un aventurier ?

Je pense que oui. C'est possible parce qu'il n'y en a pas trop. Si cela devenait une grande mode d'être aventurier, l'accueil ne serait plus le même. Ça a commencé dans les années 40, 50 et 60 par des voyages en voilier. Avant, on ne voyageait pas pour le plaisir. Et quand ces gens arrivaient à l'autre bout de la terre, c'était un événement. Ils étaient accueillis. C'était la fête. Depuis beaucoup sont partis et quand tu arrives à l'autre bout de la terre, c'est la routine pour les gens. Ils font moins attention à toi. Mais c'est encore possible oui.

* Propos recueillis par Dominique Morvan _ Le Télégramme

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Bande Annonce : J'irai dormir chez vous avec Antoine de Maximy

Bande Annonce : J'irai dormir chez vous avec Antoine de Maximy - kewego
Découvrez l'émission : "J'irai dormir chez vous" diffusée sur la chaîne Voyage et suivez Antoine de Maximy à travers le monde !

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19 mars 2009

Nouveauté > Boire DELO

NOUVEAUTÉ
::: Les bouchons Capsules DELO :::

J'ai découvert ce petit bouchon gavé de bons ingrédients naturels lors de mon dernier voyage professionnel sur Paris, (l'expat' bretonne est montée à la capitale !), et c'est à Paname qu'on trouve toutes les dernières nouveautés bien sûr !

Une petite boite maxi naturelle

j'avoue d'abord était attirée par le design du packaging très Pop et Frais, les couleurs pétillent et aimantent votre oeil !
Puis interrogée par cette petite boite musclée de couleurs,
j'ai étudié les 6 faces et ai vite compris le principe super ingénieux du bouchon plein d'ingrédients tendance BIO et NATUREL d'extraits naturels de plante qu'on visse sur sa bouteille d'eau de 50 ml que n'importe quelle fille à toujours dans son sac ou sur son bureau, et qui donne un gout exquis à cette banale eau de source ou minérale.
Un coup de Peps en pleine crise !

EUREKA, super idée !

Marguerite Deperrois, polytechnicienne, est l'inventeur de la marque DELO et de son concept original : des bouchons-capsules contenant des extraits naturels de plantes qui se vissent sur n'importe quelle bouteille d'eau. Il s'agit donc d'adjoindre à l'eau, de façon tendance, une sorte de sirop composé exclusivement d'extraits naturels de plante. Lorsqu'il est vissé sur la bouteille, l'opercule du bouchon-capsule s'arrache et l'extrait de plante s'écoule directement dans l'eau.
Le dosage d'un bouchon-capsule est pensé pour une petite bouteille d'eau de 50cl.



La marque DELO propose cinq types de bouchon-capsules selon vos besoins :
  • DELO Energie,
  • DELO Sexy,
  • DELO Equilibre,
  • DELO Destress
  • et DELO Minceur.

Bien entendu, les plantes qui composent l'extrait contenu dans chacune des capsules diffèrent selon celles que vous choisissez.

DELO se positionne donc comme un produit tendance (design très attirant et coloré, concept novateur), pratique (facilement transportable) et surtout bon pour la santé puisqu'à l'inverse d'un sirop ou de boissons énergisantes, les bouchon-capsules ne contiennent que des ingrédients naturels.

D'ailleurs, sachez que le produit n'est pour l'instant distribué que dans les épiceries branchouilles de la capitale.

Les provinciaux comme nous ont toutefois la possibilité de commander sur Internet.

Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site officiel de DELO car il est extrêmement bien fait, avec des vidéos sympas et un design à l'image de l'objet : classe.

Le lien : http://www.boiredelo.com.

source : Delo

ÉNERGIE
Goût tonique
Effet stimulant
Guarana - Acérola - Ginseng
Un cocktail tonique et épicé pour accroître les capacités mentales et physiques.


SEXY
Goût exotique
Effet pétillant
Gingembre - Cardamome - Galanga
Un cocktail chaud et exotique pour se sentir sexy et vivre pleinement


SOLEIL
Goût orange
Effet doré
Cynorhodon - Mauve - Carotte - Acérola
Le secret pour une bonne mine et du tonus toute l´année

DESTRESS
Goût fruité
Effet détente
Noix - Fleur d´oranger - Calament - Aubépine
Un cocktail fruité et fleuri pour calmer et détendre

MINCEUR
Goût suave
Effet légèreté
Thé vert - Maté - Orange amère - Mangue - Kiwi - Litchi
Un cocktail savoureux pour rester mince, dynamique et avoir une peau éclatante.

ÉQUILIBRE
Goût désaltérant
Effet bien-être
Menthe - Ortie - Frêne
Un cocktail frais et désaltérant pour mieux assimiler et éliminer.

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09 mars 2009

50 ans d'occupation du Tibet, ça suffit ! Manifestation jusqu'à l'ambassade de la République Populaire de Chine



Organisateur :
Etudiants pour un Tibet Libre

Date :
mardi 10 mars 2009

Heure :
15:00 - 18:00

Lieu :
Place du 18 juin
Ville :
Paris, France

Description
Manifestation jusqu'à l'ambassade de la République Populaire de Chine. Apportez banderoles et drapeaux, et n'hésitez pas à venir accompagnés !

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Video 29 North Coast

une petite vidéo de bodyboard de nos chers bretons,
by David Bechennec


29 North Coast from Bechou on Vimeo.

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03 mars 2009

VIEILLES CHARRUES 2009


Moby, Lenny Kravitz, Renan Luce, The Ting Tings, Charlie Winston, TV On The Radio, Yo Majesty, Surkin, Les Frères Morvan et Les Tambours du Bronx...

"Les Vieilles Charrues ont levé le voile sur une partie de la programmation du week-end de la 18e édition. En annonçant une nouvelle pluie d’étoiles sur le festival, l’événement breton confirme que c’est bien à Carhaix qu’il faudra être présent cet été. L’équipe du festival offre ainsi une belle réponse à ceux qui craignaient que la suite de la programmation ne pâtisse de l’extraordinaire venue de Bruce Springsteen le jeudi. Le 18e festival des Vieilles Charrues est bel et bien engagé sur la voie d’une édition magique ! Les organisateurs se réservent maintenant quelques semaines avant de dévoiler l’intégralité du programme à la fin du mois d’avril. La billetterie (forfaits trois jours et places journalières) sera accessible dès vendredi prochain à 8h.

Rock, chanson, électro, pop, soul, world, musique traditionnelle... Les Vieilles Charrues confirment leur esprit d’ouverture avec une pléiade de groupes euphorisants programmés tout au long du week-end. Avec en haut de l’affiche, Moby, ce pilier majeur de la mouvance électro dès les années 90 squatte régulièrement depuis, le sommet des charts. 2009 est assurément l’une de ses grandes années avec la sortie d’un nouvel album du groupe que l’on est impatient de découvrir sur la scène Glenmor pour l’une de ses deux dates dans l’hexagone en 2009 ! Le New-Yorkais Lenny Kravitz laisse lui présager un concert riche des tubes qui ont embrasé l’ensemble de sa carrière, et notamment ceux de son inoubliable album des débuts « Love Rule ». Quel beau parcours que celui accompli par le jeune Renan Luce, devenu star hexagonale de la chanson depuis son passage aux Vieilles Charrues Remettent Le Son il y a deux ans ! C’est logiquement qu’il fait à Carhaix l’honneur de l’une de ses deux dates estivales. L’incontournable duo The Ting Tings, déferlante pop du moment, en tête des charts en Angleterre avec leur premier album, se devait de faire étape cet été dans le plus grand festival hexagonal. Dans son genre bien à lui, Charlie Winston devrait en imposer tout autant que les précédents. Révélation de l’année propulsée sur les ondes grâce à « Like a hobo », ce soul man prouvera que l’étendue de son talent ne s’arrête pas à un tube ! Les classieux TV On The Radio, nouveaux titans du rock U.S, jamais là où on les atttend, seront également de la partie ! Mais les filles alors ??? Pas de panique, elles seront là et bien là avec Yo Majesty. Deux nanas qui donnent dans un hip-hop au style électro underground et laissent le souvenir brûlant de prestations surchauffées… Enfin, Surkin, jeune DJ français et nouveau phénomène house que tous les clubs de la planète s’arrachent déjà, achèvera de nous laisser repus en haut de la vague !

Une création qui va faire du bruit !

Les Vieilles Charrues avaient à cœur de célébrer dignement les 50 ans de carrière des Frères Morvan. Les organisateurs ont ainsi imaginé une collaboration improbable entre ces figures et les Tambours du Bronx, programmée le samedi sur la grande scène !

Source - Les Vieilles Charrues -


LES VIEILLES CHARRUES 2009 - 18° Edition

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02 mars 2009

Meilleur Film Documentaire aux CESAR : "Les Plages" d'Agnés Varda

dommage pour "J'irai Dormir à Hollywood" d'Antoine de Maximy, mais la compétition était "féroce" à la cérémonie des césars pour le meilleur film documentaire 2009...
et mille fois bravo à Agnés Varda qui l'a remporté avec son film "Les Plages d'Agnès".

Le bonheur d'Agnès Varda - Récompensée par le César du meilleur documentaire pour "Les plages d'Agnès", Agnès Varda a confié en coulisses son "bonheur de cinéaste": "Ce qui m'arrive depuis quelques semaines est exceptionnel. Je me suis dit que c'était parce que j'étais vieille, mais je comprends que ce n'est pas que cela", a ajouté Mme Varda. "Je suis une femme très consciente du malheur des autres, mais je ne peux bouder ce qui m'arrive actuellement".
- Source AFP -

et surtout allez voir "Séraphine" :

Yolande Moreau, César de la meilleure actrice pour "Séraphine", César du meilleur film: "Il y a des +rôles à César+. Séraphine en est un. Je le savais dès le début. Jusqu'à la dernière minute, on se dit toujours que les récompenses que ce n'est pas important mais ça fait toujours plaisir. Agnès Varda m'a fait faire mon premier court-métrage. C'est elle qui m'a fait débuter. Que l'on soit récompensées toutes les deux en même temps est un joli signe. Pour un acteur, décrocher un César, c'est ensuite avoir le choix et c'est formidable d'avoir le choix de ses rôles".
- Source AFP -

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